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Nouveau déclin des populations de saumons de l’Atlantique en Amérique du Nord

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Le 11 Juin 2018


Nouveau déclin des populations de saumons de l’Atlantique en Amérique du Nord


Les rivières du Québec, une source d’optimisme pour la conservation


MONTRÉAL (Québec) – Selon le rapport produit annuellement par la Fédération du saumon atlantique (FSA), État des populations, le nombre de saumons de l’Atlantique en Amérique du Nord a connu une baisse de 15 % en 2017 par rapport à l’année précédente. Quelque 496 000 saumons auraient frayé avec succès dans les rivières continentales l’an dernier, ce qui est inférieur aux exigences de conservation dans certaines régions.


La FSA demande donc aux délégués réunis cette semaine à Portland, dans le Maine, pour l’assemblée annuelle de l’Organisation mondiale pour la conservation du saumon de l’Atlantique Nord, de prendre des mesures additionnelles dans leurs eaux territoriales, y compris minimiser ou éliminer les menaces posées par l’aquaculture en cages à filets ouverts, prévenir la récolte de saumons provenant de populations menacées ou en voie de disparition et s’assurer que toutes les pêches en rivière sont pratiquées de manière durable.


“De manière générale, nous nous débattons pour ramener les populations de saumons sauvages de l’Atlantique à des niveaux durables, indique Bill Taylor, président de la FSA. Et bien qu’il y ait quelques sources d’optimisme, les régions où la sage gestion donne de bons résultats, nous devons continuer de nous inquiéter des nombreuses menaces qui pèsent sur nos océans et rivières. »


Les rivières dans le nord du Labrador et au Québec demeurent relativement saines. Au Québec, sur les 38 rivières ayant fait l’objet d’un décompte l’an dernier, 32 ont atteint le seuil de conservation et le taux de ponte a dépassé les exigences de conservation dans 23 d’entre elles. Les montaisons ont également été bonnes dans certaines régions de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick, notamment dans les rivières Restigouche et Margaree, mais dans l’ensemble, les taux se situent encore au-dessous des moyennes historiques.


Au Canada, la récolte totale par les pêcheurs sportifs (57 %) et les Premières Nations (42 %) a été estimée à 112 tonnes métriques l’an dernier, ce qui représente une baisse par rapport aux 135 tonnes récoltées en 2016. Cette diminution est attribuable à une décision prise par Pêches et Océans Canada de rendre obligatoire la remise à l’eau des saumons à Terre-Neuve en août dernier, de  prolonger la pêche avec remise à l’eau dans les Maritimes et de demander à certaines Premières Nations d’adopter des mesures de conservation. 


L’île de Terre-Neuve et certaines parties du sud du Labrador sont les régions ayant connu le plus grand déclin sur 12 mois.


Aux États-Unis, où le saumon sauvage de l’Atlantique est protégé en vertu de la Endangered Species Act, un total de 1 041 saumons sont retournés aux rivières américaines, la vaste majorité à la rivière Penobscot, dans le Maine. Ce nombre représente une augmentation de plus de 400 saumons par rapport à 2016. De plus, des analyses génétiques réalisées sur des saumons provenant de pêches mixtes au Labrador et au Groenland ont révélé que 1,1 % et 1,4 % des saumons, respectivement, étaient originaires de rivières américaines.


Grâce à la conclusion récente d’une entente de conservation de 12 ans entre la FSA, notre partenaire européen, le North Atlantic Salmon Fund, et les pêcheurs du Groenland, le nombre de saumons sauvages retournant aux rivières d’Amérique du Nord pourrait grimper à compter de 2019.


« Nous sommes reconnaissants envers les pêcheurs du Groenland et avons énormément de respect pour eux. Ils ont un droit souverain de récolter du saumon dans leurs eaux territoriales, mais ont accepté de mettre fin à la composante commerciale de leur pêche dans l’intérêt de la biodiversité et de la conservation », ajoute M. Taylor.


En vue de solidifier les gains qui pourraient résulter de l’entente de conservation conclue avec les pêcheurs du Groenland, les gouvernements nationaux doivent prévenir les facteurs ayant des effets létaux et sub-létaux sur les saumons sur lesquels ils peuvent exercer un contrôle.


« Cela signifie mettre fin à la mort de poissons aux barrages hydroélectriques, et limiter la transmission de maladies et l’évasion de saumons de cages à filets ouverts aux établissements d’aquaculture », ajoute Steve Sutton, l’un des représentants de la FSA à l’OCSAN et co président des 37 ONG accréditées.


Le rapport État des populations de la FSA se fonde sur des données de Pêches et Océans Canada et du Conseil international pour l’exploration de la mer, organisme scientifique retenu pour fournir des conseils impartiaux sur les pêches aux gouvernements, y compris ceux du Canada et des États-Unis.


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Pour voir la version complète du rapport État des populations, y compris les répartitions par État et province, cliquez ici :

http://asf.ca/nouveau-declin-des-populations-de-saumons.html


Pour obtenir plus de renseignements ou obtenir une entrevue, communiquer avec :

Charles Cusson – Directeur des programmes au Québec de la FSA

514 926-1412

ccusson@asf.ca



La Fédération du saumon atlantique est un organisme de conservation international créé en 1948 pour conserver, protéger et rétablir le saumon sauvage de l’Atlantique et l’habitat dont il dépend.


Etat des populations 2018 2.5MB