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La récente éclosion de maladies

Communiqué de presse

La récente éclosion de maladies confirme le besoin d'un élevage terrestre du saumon  

Pour diffusion immédiate
13 février 2013

St-Andrews… La Fédération du saumon de l’Atlantique (FSA) presse Pêches et Océans Canada et les gouvernements provinciaux de restaurer la confiance du public envers l’élevage du saumon en imposant immédiatement un moratoire sur l’expansion de la pisciculture à enclos ouvert et d'investir massivement dans la technologie d’élevage de saumons en bassin fermé.   

« La récente décision de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) permettant à Cooke Aquaculture de garder des saumons victimes de l’anémie infectieuse du saumon sur le site de Coffin Island Liverpool Bay en Nouvelle-Écosse, d’en faire l’élevage pendant dix mois afin qu’ils atteignent la taille des marchés pour ensuite les transformer et les vendre est révoltante, » a affirmé Bill Taylor, président de la FSA.      

Étant donné que la FCIA a admis ouvertement qu’il est impossible d’éradiquer l’AIS dans les eaux de l’Atlantique et a plutôt choisi d'insister sur l’importance de prévenir le virus mortel, la prochaine étape logique est le retrait immédiat des saumons d’élevage infectés afin de prévenir la propagation potentielle de l'AIS aux poissons d’élevage avoisinants et de prévenir le risque de contamination chez les poissons sauvages. Lors de son éclosion sur le site de Coffin Island et dans les quelques mois au cours desquels les saumons d’élevage ont été laissés dans l’océan, le virus avait le potentiel d’infecter les saumoneaux en migration et les saumons adultes revenant vers les rivières Medway et Mersey, dont les populations de saumons ont été désignées comme étant en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

« L’éclosion de maladies dans les enclos et la publicité négative en résultant ne fera qu’empirer, » a affirmé M. Taylor. Il poursuit en disant que, « Selon nos recherches menées avec le Conservation Fund Freshwater Institute de la Virginie-Occidentale, les opérations actuelles qui font appel à une technologie d’élevage en circuit fermé à travers le monde constituent le meilleur choix afin d’assurer que les maladies et les parasites ne se propagent aux populations de poisson sauvage. Il s'agit incontestablement de la meilleure approche pour l’élevage du saumon, autant d’une perspective commerciale qu’environnementale. »

La FSA recommande qu’en attendant que l’élevage du saumon soit mené dans des installations à bassin fermé, les gouvernements travaillent avec la FCIA à l'adoption d'une approche préventive dans ses protocoles de retrait et d’élimination des poissons malades. La susceptibilité des poissons sauvages est particulièrement problématique, car ils ne sont pas vaccinés contre l’AIS comme le sont plusieurs poissons d’élevage. Les poissons sauvages entrant dans les rivières ne subissent pas d’examens de santé, il n’y a donc aucune façon de savoir si ceux-ci sont infectés ou non lors de leur entrée.

En 1999, lors de l’éclosion généralisée d’AIS dans les piscicultures du Nouveau-Brunswick, des 15 saumons sauvages ayant migré vers la rivière Magaguadavic et ayant été testés pour l’AIS, 93 % étaient infectés. Trois d’entre eux sont morts de l’infection. La rivière Magaguadavic est située au centre de l’industrie de l’aquaculture du saumon du Nouveau-Brunswick et fait partie du petit groupe de rivières des Maritimes dans lesquelles on surveille l’interaction entre les saumons sauvages et les saumons d’élevage.

M. Taylor a ajouté, « En attendant de faire la transition vers les bassins fermés, nous devons faire face aux nombreuses conséquences négatives de la pisciculture à enclos ouvert ». Il a conclu en affirmant que « Le besoin de protéger les stocks sauvages jusqu'à ce que les impacts potentiels de l’AIS soient pleinement étudiés et compris est urgent. Des procédures standards d’opération constantes sont aussi nécessaires dans les Maritimes pour le retrait et l’élimination du saumon infecté par l’AIS jusqu’à ce que les programmes de surveillance de la santé des poissons sauvages soient mis en œuvre et révèlent tous les impacts de l’AIS sur le poisson sauvage. Le gouvernement doit tenir l’industrie responsable d’effectuer ces procédures. »  

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La Fédération du saumon de l’Atlantique est vouée à la conservation, à la protection et au rétablissement du saumon sauvage Atlantique et des écosystèmes dont ils dépendent pour leur bien-être et leur survie. La FSA possède un réseau de sept conseils régionaux (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve et Labrador, Île-du-Prince-Édouard, Québec, Maine et l’ouest de la Nouvelle-Angleterre).

Personne ressource à la FSA :  Charles Cusson,  514-926-1412,  fsamtl@bell.net