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La FSA lance un appel à la prudence pour 2017 en prévision des délibérations internationales sur le saumon

État des populations de saumons antlantiques, mai 2017 1.3MB Jun 01, 2017 5:11 AM


Pour diffusion immédiate
Le 1er juin 2017


La FSA lance un appel à la prudence pour 2017 en prévision des délibérations internationales sur le saumon  

Le rapport sur l’État des populations laisse entrevoir la possibilité de faibles montaisons de saumons atlantiques cette année

ST. ANDREWS – Les estimations finales des populations de saumons atlantiques en Amérique du Nord révèlent que les montaisons de saumons en 2016 étaient plus faibles que celles de l’année précédente et laissent présager que la situation pourrait se détériorer davantage en 2017. La FSA exhorte donc les pêcheurs sportifs et groupes autochtones à faire preuve de prudence en remettant à l’eau leurs prises ou en permettant à un plus grand nombre de saumons de remonter la rivière.

Cette conclusion est fondée sur des données provenant du Canada, du Québec, des États-Unis et du Groënland et arrive juste avant les réunions de l’Organisation pour la conservation du saumon de l’Atlantique Nord (OCSAN) qui auront lieu la semaine prochaine à Varberg, en Suède, et à l’occasion desquelles des délégués de gouvernements nationaux discuteront de mesures à prendre pour assurer la protection de l’espèce.  

Selon un rapport de la FSA sur l’État des populations, les montaisons de grands saumons et de madeleineaux en Amérique du Nord en 2016 se sont établies à 533 500 individus, ce qui représente une baisse de 27 % par rapport à 2015.   

Les madeleineaux, saumons atlantiques qui retournent frayer après un seul hiver en mer, ont connu la baisse la plus importante, soit 31 % par rapport à 2015. La situation a donné lieu à la tenue d’une réunion spéciale à Terre-Neuve-et-Labrador et a été un facteur déterminant dans la décision de continuer à exiger la remise à l’eau obligatoire de tous les saumons par les pêcheurs au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.  

Par ailleurs, le Groënland a signalé une baisse de sa récolte de saumons l’an dernier. Le gouvernement du pays a déclaré une récolte de 27 tonnes (8 400 saumons) en 2016 comparativement à 57 tonnes (17 700) en 2015. Le contingent pour 2016 a été fixé à 32 tonnes parce que la récolte l’année précédente était supérieure au contingent de 45 tonnes. Le contingent pour 2017 sera de nouveau fixé à 45 tonnes.

La chute des montaisons de madeleineaux, qui s’ajoute aux faibles prélèvements au Groënland, pourrait avoir des répercussions sur les retours de grands saumons dibermarins en 2017.

« Les madeleineaux de l’an dernier et les dibermarins de cette année ont entrepris leur migration en même temps, indique Bill Taylor, président de la FSA. La chute du nombre de madeleineaux et le fait que le contingent n’ait pas été atteint au Groënland laissent penser que la cohorte de cette année a lutté pour sa survie. »

Le Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) a analysé les mêmes données et lance une mise en garde contre toute pêche de stocks mixtes ou pêche importante de grands saumons dans les rivières dont la population n’atteint pas le seuil de conservation. Le CIEM est un regroupement de plus de 5 000 scientifiques qui fournissent des conseils impartiaux sur les pêches aux 20 pays membres, dont le Canada.  

« Nous espérons que nos prévisions de montaisons de grands saumons cette année sont erronées, mais à la lumière de ces données, les pêcheurs, la population de Saint-Pierre et Miquelon et les membres des Premières Nations devraient prendre des mesures pour favoriser la survie du plus grand nombre de saumons cette année », a-t-il ajouté.  

Les pêcheurs sportifs et les groupes autochtones ont récolté un total de 135 tonnes de saumons atlantiques en 2016, ce qui représente 46 000 madeleineaux et 12 000 grands saumons.

La récolte des pêcheurs sportifs s’est établie à 69 tonnes (36 355 madeleineaux et 1 823 grands saumons) alors que celle des groupes autochtones a été estimée à 64 tonnes (environ 10 000 madeleineaux et 9 600 grands saumons). Certaines prises sportives et autochtones se font dans des rivières dont la population n’atteint pas le seuil de conservation.
 
Aux États-Unis, les montaisons demeurent à des niveaux critiques. Un total de 636 saumons atlantiques ont été dénombrés dans toutes les rivières américaines l’an dernier, représentant 3 % seulement des géniteurs nécessaires pour atteindre le seuil de conservation. Les saumons atlantiques bénéficient d’une protection en vertu de la Endangered Species Act, et la pêche est interdite.  

En moyenne, les rivières de l’est du Cap-Breton, de la côte atlantique de la Nouvelle-Écosse et de la baie de Fundy s’en sont mieux tirées, mais l’extinction totale demeure possible si des mesures rigoureuses de conservation et de rétablissement ne sont pas prises pour renverser le déclin.

Puisque des individus issus de la majorité des populations nord-américaines migrent vers les mêmes régions, les pêches de stocks mixtes qui ciblent les saumons dans leurs aires d’alimentation au large du Groënland et des îles Féroé et celles qui interceptent les saumons sur la voie du retour au large de Saint-Pierre et Miquelon peuvent avoir une incidence démesurée sur les populations déjà en déclin.

Le partenaire islandais de la FSA, le Fonds pour le saumon de l’Atlantique Nord (FSAN), a conclu une entente de conservation à long terme avec les pêcheurs des îles Féroé qui prévoit la suspension de leur pêche commerciale au saumon atlantique. La FSA et le FSAN continuent de réclamer la conclusion d’une entente similaire avec les pêcheurs du Groënland, renouvelant une entente qui était en vigueur en 1992-1993 ainsi que de 2002 à 2011 et qui a restreint les prises en haute mer à une faible pêche de subsistance. En contrepartie de leur récolte plus faible, la FSA et le FSAN ont utilisé des fonds privés pour offrir une compensation équitable aux pêcheurs et soutenir les activités économiques de rechange.  

Ces ententes de conservation ont permis de sauver des dizaines de milliers de grands saumons et ont un effet direct sur les populations de saumons dans les rivières d’Amérique du Nord.

« Chaque personne qui pêche, récolte du saumon, passe du temps sur une rivière et apprécie la nature a un rôle à jouer dans la conservation du saumon atlantique. Les gouvernements doivent déployer davantage d’efforts pour réduire le nombre de saumons atlantiques pris chaque année, et nous espérons que les délégués aux réunions de l’OCSAN qui se tiendront en Suède la semaine prochaine feront de cet objectif une priorité », conclut Bill Taylor.

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Veuillez consulter le document d’information pour obtenir des renseignements détaillés sur les populations de saumons atlantiques d’Amérique du Nord.
http://asf.ca/la-fsa-lance-un-appel-a-la-prudence-pour-2017.html
 
Renseignements :
Charles Cusson, directeur des programmes au Québec de la FSA
Téléphone : 514 926-1412
Courriel : ccusson@asf.ca

La Fédération du saumon atlantique a été créée en 1948 dans le but d’assurer la conservation et le rétablissement des populations de saumons atlantiques sauvages dans tout l’Atlantique Nord. La Fédération compte des conseils provinciaux et étatiques ainsi que des groupes affiliés dans l’est du Canada et en Nouvelle-Angleterre représentant des milliers de membres et de bénévoles.



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